


Nous avons utilisé les Erica associées le plus souvent avec des Caluna en surfaces assez grandes d’une même sorte. C’est une des plantes principales au Bois du Roi. Elles fleurissent en spectaculaires scintillements blancs, roses et violets pendant une longue période entre la seconde partie de l’hiver et le début du printemps.
Par exception, quelques espèces s’expriment en juin ! Mais toute l’année, les feuillages procurent des satisfactions, évoluant au fil des saisons sur une gamme de teintes propre à chaque variété. Tondus juste après la floraison, les grands aplats répartis sur les talus semblent revêtus de velours.
Erica carnea ‘December Red’
Erica carnea ‘December Red’ propose un floraison dense, compacte, d’un rose intense.
Elle reste au sommet de son art cinq semaines au moins.

Erica carnea ‘Myretoun ruby’
Potentiel formidable pour Erica carnea ‘Myretoun ruby’, du moins sur les catalogues, car cette bruyère d’hiver n’a pas bien réussi chez nous. Très proche d’aspect de Erica carnea ‘Winterfreude’ .

Erica carnea ‘Rosalie’
Erica carnea ‘Rosalie’ se place dans le peloton de tête de nos Erica préférées grâce à sa dense floraison intensément rose, mais surtout en raison du délicat contraste entre celle-ci et le feuillage tendrement vert.


Erica carnea ‘Springwood White’
Au Bois du Roi, Erica carnea ‘Springwood White’ se porte bien avec quatre autres variétés d’Erica blanches.

Erica carnea ‘December Red’ le 6 mars 2022
Erica carnea ‘Winterfreude’
L’Erica carnea ‘Winterfreude’ se remarque à partir de Noël par un rose presque rouge. Dans la gamme Erica, ‘Winterfreude’ lance la saison des grands aplats intensément colorés par une représentation de huit semaines ! Superbe effet !
Malheureusement, implantée chez nous en six lieux pourtant propices, elle ne tient pas dans la durée. Il faut profiter de deux ou trois ans de bonheur (après deux années initiales pendant la formation de la surface, le temps que les plantes se rejoignent), car après la dégénérescence survient.

Erica cinerea ‘CD Eason’ et Erica cinerea ‘Pallas’
Les Erica cinerea se comporte très différemment des E. carnea ou des Erica x darleyensis, car elles fleurissent au début de l’été en même temps que les roses. Elles sont très belles et nous les aimons beaucoup. Malheureusement Erica cinerea ‘CDEason, comme Erica cinerea ‘Pallas’ ( une merveille !) n’ont pas tenu le coup chez nous. La raison nous est inconnue.

Erica cinerea ‘Sandpit Hill’
La seule Erica cinerea encore en place au Bois du Roi est ‘Sandpit Hill’. Comme on le voit sur la photo, elle se présente formidablement. Mais l’image est trompeuse ! Chaque année le parterre ‘Sandpit Hill’ se dégarni un peu plus.

Erica cinerea ‘Sandpit Hill’ et Hémérocalle.
Erica darleyensis ‘Eva Gold’
Avec E. darl. ‘Mary Helen’ , Erica darleyensis ‘Eva Gold’ nous semble la meilleure du genre. Les fantastiques variations de couleurs des feuillages n’y sont pas pour rien !
Vert, jaune, orange autant de stades préparatoires avant l’apothéose des fleurs roses mélangées au rouge de l’évolution finale du feuillage !


Erica darleyensis ‘Flanders Field’
Erica darleyensis ‘Flanders Field’ est la dernière bruyère » hivernale » à fleurir. Elle se fait attendre (mais déjà quelques fleurs en février) et dure encore au moment des azalées. Joli feuillage lumineux vert clair. C’est une excellente obtention de Henk Van Beek, un pépiniériste à qui nous devons les informations judicieuses concernant les bruyères.

Erica darleyensis ‘Furzey’
Erica darleyensis ‘Furzey’ se teinte d’un joli mauve, mais il semble qu’elle fleurisse moins que la plupart des Erica darleyensis, du moins chez nous.

Erica darleyensis ‘Ghost Hills’
Erica darleyensis ‘Ghost Hills’ est une variété correcte, mais banale. Fleurs roses un peu ternes et feuillage vert foncé. A sa décharge, il faut reconnaître que son implantation trop à l’ombre ne favorise pas l’abondance de floraison. Les Erica fleurissent mal sans soleil !

Erica darleyensis ‘Golden Perfect’
Blanc pur de la floraison, mais aussi un feuillage superbe qui évolue du vert fluo à un magnifique doré. Erica darleyensis ‘Golden Perfect’ est une des meilleures variétés.

Erica darleyensis ‘JW Porter’
Erica darleyensis ‘JW Porter’ se défend bien. Elle se comporte honorablement, mais plusieurs variétés possèdent davantage d’atouts.

Erica darleyensis ‘Kramers Rote’
LA bruyère d’hiver par excellence. On la rencontre souvent, car elle est proposée dans toutes les jardineries et réussit bien. Couleur mauve assez intense en mars à son apogée, mais elle commence à fleurir en janvier et même avant. Son point faible est le feuillage uniformément vert/gris de janvier à décembre.

Erica darleyensis ‘Mary Helen’
Une des meilleures Erica ! Semblable à Erica darleyensis ‘Eva Gold’, Erica darleyensis ‘Mary Helen’ réjouit ses admirateurs par son feuillage en évolution au cours des quatre saisons. Aux teintes toutefois moins tranchées que celui de sa consœur ‘Eva Gold’.

Erica darleyensis ‘Silberschmelze’
Sauf Erica tétralix, nous avons quatre variétés d’Erica blanches. Erica darleyensis ‘Silberschmelze’, Erica darleyensis White perfection, Erica darleyensis ‘Golden Perfect’ et Erica Carnea Springwood White. Avec son feuillage doré, Golden Perfect s’en sort peut-être le mieux. On aurait du mal à départager les trois autres, mais ‘Silberschmelze’ vieillit plus vite.
Il y a un inconvénient avec les Erica blanches. Les parterres restent magnifiques tant qu’ils ne fanent pas. Cela ne dure que 20 jours. Avant cela les Erica fleurissent bien plic-ploc, mais le spectacle n’est vraiment beau qu’à leur apogée.


Erica darleyensis ‘White perfection’
Erica darleyensis ‘White perfection’ fleurit densément et ne déçoit pas. Joli vert pour le feuillage

‘White perfection’, un peu pompeusement nommée
est une bonne plante qui aurait mérité une meilleure photo.
Erica tetralix ‘Con Underwood’ et ‘Alba Mollis’
Une Erica spéciale. Comme les cinerea, elle vient en été. De plus, Erica tetralix aime les zones humides. Les terrains gorgés d’eau, sans drainage ne la rebutent pas. Chez nous, elles n’ont pas trouvé au jardin les conditions propices. Mais quelques plants résistent, presque tous de ‘Alba Mollis’.

